Documents sur le colonel Pierre du Buc, sieur de La Caravelle et du Marigot

Documents Historiques

Documents reproduits (numérisations, photographies…)

dans le Livre « La Saga des Du Buc » 

Portrait (craie) de Pierre III du Buc, sieur de La Caravelle et du Marigot. Collection famille Du Buc. Portrait (peinture à huile sur toile) de Pierre III du Buc, sieur de La Caravelle et du Marigot. Collection famille Du Buc. Portrait (pastel) de Pierre III du Buc, sieur de La Caravelle et du Marigot. Collection famille Du Buc. Il tient une cabosse (fruit) de cacaoyer (cacaotier).

D’ailleurs, l’abbé Auguste Duplaix (1846-1918), historien, curé de Clémont-sur-Sauldre (Cher), et ami de l’ancien propriétaire du dit-château de Lauroy à Clémont (Mr le commandant Dufour qui descend des du Buc de Lauroy) écrit en 1905...

M. Lucien Procope, passionné de l’histoire des monuments religieux des environs de L’Aigle, et  André Boisset, maire de Saint-Symphorien-des-Bruyères (Photo du samedi 28 mars 2009 en l’église du village), tiennent le portrait du normand Pierre du Buc, le célèbre duelliste qui deviendra soldat, colon, planteur et premier cultivateur du cacao à la Martinique. Mr André Boisset (à droite tenant le tableau du sieur Pierre du Buc), Maire de Saint-Symphorien, avait invité Mr du Buc le samedi 28 mars 2009 en l’église et la mairie pour effectuer un travail commun historique.

Contrat de mariage de Pierre du Buc selon la documentation généalogique royale sur Joseph du Buc de Marcussy, fit en 1777 ses Preuves de Noblesse pour être admis à l’Ecole Royale Militaire. Procès-Verbal des Preuves de Noblesse pour Joseph du Buc-de Marcussy (alias du Buq-de Marcussy), fils de Jacob, et époux d’Adélaïde de La Croix, habitant en Périgord, situé au Cabinet des Titres de la BNF (Site Richelieu à Paris), dressé et signé à Paris le 21 septembre 1777 par Antoine Marie d’Hozier-de Sérigny, chevalier, Juge d’Armes de la Noblesse de France et en cette qualité Commissaire du Roi pour certifier à Sa Majesté la Noblesse des élèves des écoles royales et militaires, Chevalier-Grand Croix Honoraire de l’Ordre Royal de Saint Maurice et de Saint Lazare de Sardaigne. Bibliothèque Nationale de France Site Richelieu à Paris 2ème arrondissement d’après le Catalogue 81 anciennement 440, daté du 21 février 1891, des Preuves de Noblesse faites pour les Ecoles Militaires, volume I de A à D composé de 173 feuillets, Cabinet des Titres 235-274, Manuscrits Français 32060-32099 « du Buc de Marcussy, Isle Martinique, Normandie 177 T-28 preuve 53 ». Cote fr. 32087 MF 21115 Dossier 53.

Le plus ancien registre paroissial de la commune d’Iville commence en 1726, les registres précédents n’y sont plus, et ne dataient pas d’avant 1668. Les actes originaux mentionnent bien « du Buc ». (Mr Daniel PAMART tenant le plus vieux registre paroissial le 15 juillet 2009).

Détails de registre portant la mention des du Buc à Iville eb 1726.

A gauche, la carte de Cassini  (XVIIIème siècle) mentionne « Guaiville » avec son château : Le château de Guéville, dit aussi Guaiville, Guiville, Guesville, à côté du village de Trouville-La-Haule. A droite, nous sommes ici à la sortie du village de Crosville-La-Vieille. C’est ici que commençait le fief appelé « Vavassorie du Buc » appartenant à la famille du Buc. Tout au bout du chemin, on arrive à Iville à l’église. Vers les années 1920, les agriculteurs avaient par moment du mal à labourer ces terres car il y avait des vestiges de cette vavassorie du Buc : pierres, briques et morceaux de bois du manoir, ferme, grange, habitations, étables…L’habitation de Guillaume du Buc, frère du Martiniquais Pierre du Buc, n’existe donc plus. C’est un conseiller municipal de Crosville-La-Vieille qui eut l’amabilité de me faire voir l’emplacement. Ceci a été confirmé par le maire actuel.

Panneaux d’indication. Le hameau de La Londe (appelé parfois le Buc) se trouve sur la commune de Vitot où existe la rue du Buc qui va en direction de l’ancien fief « la vavassorie du Buc » appartenant aux Du Buc-Richard situé dans un triangle territorial Iville-Vitot-Crosville-La-Vieille.

L’église de Vitot et l’église d’Iville dans le département de l’Eure.

Baptême Trouville La Haulle -1640 de Pierre du Buc- Arch. Dép. de l’Eure. Année 1639 et détails : « 1639-1940 » Page entière

Acte entier (recopiage du curé) sans signature :Acte de baptème non original du colon-engagé martiniquais Pierre III du Buc : Etat-Civil, Arch. Mairie de Trouville-La-Haule transférées Aux Arch. Dép. de l’Eure à Evreux.  Ancien fief de Guéville, Département de l’Eure, 1640 Page 2 Partie Baptèmes  « du treize (13) jour juin (1640)depar moy a été baptisé Pierre du buc fils  Je (jeanne) Huilliers-Regnard se nomment père François,».

L’entrée du château de Guesville, olim Guéville, Guaiville, voir Guainville.

La façade principale du château de Guéville alias Guesville avec sa cour intérieure : Mr et Mme André Mercier, Mr et Mme Raymond Rosay, habitants du hameau de Guesville à Trouville-La-Haulle (Eure) en Normandie.

La tour Du Buc du château du Guéville : C’est dans cette partie du château qu’est né le colon martiniquais Pierre du Buc, alias Dubuc, sieur des concessions royales de La Caravelle et du Marigot dans le nord de l’île de la Martinique aux Antilles Françaises dans la mer des Caraïbes.

Les Du Quesne ou Duquesne, originaire de Normandie, ont racheté la château de Jean-François du Buc à Guesville sur la commune de Trouville-La-Haule (Eure). Une partie des Du Quesne, comme les Du Buc, sont partis à la Martinique pour faire fortune dans la canne à sucre et le rhum.

Source : Dictionnaire Topographique de la France, comprenant les noms de lieux anciens et modernes, publié par ordre du Ministre de l’Instruction Publique et sous la Direction du Comité des Travaux Historiques et des Sociétés Savantes, rédigé sous les auspices de la Société Libre d’Agriculture, Sciences, Arts et Belles-Lettres de l’Eure, par Mr le marquis de Blosseville, ancien Président de cette Société, ancien député, membre du Conseil Général, et Président de la Commission Départementale de Permanence de l’Eure, Président de la Société de l’Histoire de Normandie, Paris, Imprimerie Nationale, 1877, page 39.

Confirmation par Charles d’Hozier : Arbre généalogique Du Buc. Nouveau D’Hozier.  Dossier n°74. Cabinet des Titres. BNF Paris.Charles-René d’Hozier (1640-1732) écrit, vers 1696, sur cette page précédente numérotée 4 (les premières ayant été arrachées), un rapide arbre généalogique sur les Du Buc de Normandie, en s’attachant plus sur un certain garçon aîné prénommé Guillaume et habitant Iville (Eure) et travaillant à Conches (Eure). On peut lire « du Bucq, dressé sur une lettre de famille », mais on parle également des Du Buc des Antilles à travers son fondateur Pierre qui tua son cousin le chevalier Antoine de Biencourt. On découvre la mention intéressante « Pierre du Buc tua le chevalier de Biancourt ». Il s’agit de Pierre III, dont D’Hozier n’a pas d’élément. On lit aussi qu’un de ses frères s’appelle « Jean » réecrit « Jean du Buc, Garde du Corps du Roi, sans enfant ». Il s’agit de Jean VII, dont D’Hozier n’a pas d’élément. De plus, un autre élément primordial est également inscrit, ce qui apporte encore la preuve que Pierre appartient bien aux du Buc alias du Buc-Richard : « Messire Guillaume du Buc de la paroisse d’Iville sur le Neubourg, Huissier aux Tailles (principaux impôts directs de l’époque) en l’Election de Conches dont deux fils et trois filles ».

Au retour d’une de ses campagnes militaires, Pierre du Buc va prier sur la tombe de son ancêtre dans l’église Notre-Dame de Criquebeuf-La-Campagne, et apprend, par la bouche du curé Pierre Beauvoisin, que sa belle promise va épouser son cousin ! Ecœuré par cette nouvelle, le fougueux chevalier du Buc, saute sur son cheval, et se précipite pour aller tuer en duel son cousin le chevalier de Biencourt résidant au manoir de Chauvincourt près d’Etrepagny…

Le manoir de Chauvincourt où habitait la famille De Biencourt. Une querelle, accompagnée d’insultes, s’est déroulée au manoir de Chauvincourt entre Pierre du Buc et Jean de Biencourt, héritier du seigneur du dit-lieu. Cependant le frère aîné de Jean de Biencourt, Antoine, se propose de combattre Pierre du Buc  pour sauver l’honneur de sa famille, car il juge que son jeune frère n’a pas assez d’expérience dans le maniement de l’épée. Antoine de Biencourt déclare alors au jeune soldat Pierre du Buc : « Je demande réparation par les armes en un duel au premier sang, et choisit l’épée pour laver l’honneur de notre mon frère cadet et de ma famille ». Ce duel est accepté par Pierre du Buc, qui, on le sait, en sortira vainqueur, mais sera obliger de quitter la France pour se cacher aux îles de Saint-Christophe et de la Martinique.

L’église de Chauvincourt à côté du manoir.

Signature de François du Buc, seigneur de St Germain de Fresney, parrain de François Louis du Buc Richard, fils de Jean du Buc, sieur de Flexanville et de Marie-Elisabeth de Sailly, selon l’acte de baptème du 19 avril 1672 à Bretagnolles. Selon Rietstap, blason des De Biencourt : « de sable, au lion d’argent couronné de même ».

L’entrée du village de Chauvincourt.Vue sur le manoir et l’église de Chauvincourt. 2008.

L’entrée du manoir de Chauvincourt : façade avant. (Photo 2008). Ce manoir appartient actuellement à Mme veuve Bernard de Canongettes de Canecaude. La façade Est du manoir de Chauvincourt (photo 2008). (Photo de la Collection Famille du Buc, Reproduction Interdite sauf Autorisation). Le manoir de Chauvincourt : façade arrière, côté parc. (photo 2008).

Le port de Dieppe, en Normandie, en 2007. Un des quais du port porte toujours le nom « d’Esnambuc » en mémoire de ce navigateur normand qui partit fonder les colonies. Un autre quai porte le nom du chevalier de Clieu, encore un normand, qui apporta le café à la Martinique en 1720.

La famille Du Buc de Normandie fait savoir par acte notarié que Pierre du Buc s’était bien enfui à cause du duel de 1657. Première attestation et déclaration de reconnaissance de filiation familiale, entre les Du Buc de Normandie et les Du Buc de Martinique, signée le 1er juillet 1780 par devant Charles Baudouin, notaire au baillage de Mantes, au château de Lommoye, près de Mantes-La-Jolie, par Jean-François-Robert du Buc, seigneur de Lommoye, de Flexanville... représentant la deuxième branche (cadette)  des Du Buc de Normandie installée en Ile de France, la branche aînée des Du Buc de Normandie étant installée à Saint-Germain de Fresney, Bretagnolles et Brémont de Vatierville en Normandie.

Cartes Postales du château du Fontenil : après son duel en 1657, Pierre du Buc se cache chez son grand-père au château du Fontenil près de L’Aigle, en Normandie. Il y reste quelques jours grâce à son cousin Jean Le Héricy de Fierville qui prépare un plan pour emmener le jeune Pierre à Dieppe, où il embarquera sur un navire en direction de l’île de Saint-Christophe. Pierre du Buc perd sa noblesse, sa fortune, et devient un engagé aux « isles de l’Amérique, puis après avoir obtenu sa libération par son maître en le menaçant d’un couteau, il fut considéré comme l’un des plus grands flibustiers grâce à sa contrebande et à ses relations avec les pirates. Constatant ses qualités militaires, « le Gouverneur lui donne de l’employ » selon le Ministre Choiseul dans son rapport adressé en 1769 au Roi Louis XV (Archines Nationales de France CARAN ANOM Cote E143 Famille Du Buc).

En 1782, Antoine-Marie d’Hozier de Sérigny, Juge d’Armes de France, fait référence au duel de 1657 entre Pierre du Buc et son cousin le chevalier de Biencourt : Rapport favorable du Conseil des Dépêches (sis au château de Versailles et fermé à tout le monde sauf au Roi et à ses fidèles, le Cabinet des Dépêches -employant 32 personnes-, en plein cœur des appartements du souverain, était une pièce secrète) en la personne de Antoine-Marie d’Hozier de Sérigny (juge d’Armes de 1734 –en même temps que son frère Denis-Louis–  à 1788), daté du 31 mai 1782 et adressé à Louis XVI, concernant la requête des Sieurs Du Buc de Martinique et de Normandie à savoir : .1. demande d’autorisation aux Du Buc de Martinique à porter les Armes des Du Buc de Normandie, et .2. demande de reconnaissance de la filiation commune des deux branches Du Buc séparées valant recognition définitive. Archines Nationales de France CARAN ANOM Cote E143 Famille Du Buc.

Reconnaissance du duel de 1657 entre Pierre du Buc, « ancien gentilhomme de Normandie », et son cousin le chevalier de Biencourt par le roi Louis XVI dans ses Lettres Patentes en 1782 : Lettres Patentes de Louis XVI, accordées le 31 mai 1782, autorisant les Du Buc de Martinique à porter le blason de la branche cadette des Du Buc de Normandie, et reconnaissant les Du Buc de Martinique comme issus de la famille de Normandie, après avis favorable de Bernard Chérin (père). ANOM et Caninet des Titres BNF Cote E143 dossier personnel 241-148 A/FR CAOM06 COLE 241148A. En deux exemplaires : un duplicata original signé du roi, une copie destinée à l’Administration de la Justice. Après accord familial passé en Normandie et par accord notarié passé à Mantes-La-Jolie, et consentement royal délivré à Versailles par décision royale définitive, Louis XVI accorde des Lettres Patentes signées de sa main le 31 mai 1782. Le roi Louis XVI, devant les preuves apportées, reconnaît définitivement que la branche Du Buc des Antilles est bien issue de la branche Du Buc de Normandie. Par conséquent, les Du Buc peuvent porter leurs armes « d’argent à la bande d’azur » qui a toujours été le blason de la branche cadette Du Buc, alias Du Buc-Richard, de Normandie, les aînés blasonnant « d’or à la bande d’azur ».

Cartes Postales :

-L’île de Saint-Christophe (en anglais « St Christopher » ou « St Kitts ») avec sa capitale Basseterre.

-Un village de l’île de Saint-Christophe aux Antilles. Saint-Christophe était jadis partagé en deux : une partie appartenait aux Français, une partie aux Anglais.

-Des villageois sur l’île de Saint-Christophe aux Antilles.

-L’église de la commune de Basse-Terre sur l’île de Saint-Christophe aux Antilles.

-Vue de Basseterre.

-Une route à travers les champs de cannes à sucre de l’île de Saint-Christophe aux Antilles.

-Le centre de la commune de Basse-Terre sur l’île de Saint-Christophe aux Antilles.

-La Maison de Justice.

-Pierre du Buc chassa les Indiens de la Capesterre de la Martinique.

Archives  Nationales (CARAN). Hôtel de Soubise, Le Haut Marais. Paris. Archives des Colonies : Lettre de Pierre du Buc datée du 25 novembre 1706 adressée à Sa Grandeur Monseigneur Jérôme PHELYPEAUX, comte de PONTCHARTRAIN,  Ministre de la Marine et des Colonies (Secrétariat d’Etat). Il fait état de ses services militaires depuis 1654 (donc à l’âge de 14 ans comme la famille Du Buc a toujours écrit) en France, de son installation martiniquaise à la Capesterre et à Trinité qu’il a fondé, et de la construction de son habitation depuis 1661 à la Caravelle, de son travail agricole pour la plantation, la production, et le commerce du cacao en tant que premier cultivateur de cacaoyers et exportateur de cacao dans le monde, et du fait qu’il a « détaché » ses nègres pour leur montrer la culture de cette nouvelle plante, et demande la suspension des taxes qui lui sont demandées au titre de son nouvel anoblissement de 1701 par Louis XIV. Il rappelle aussi les qualités et exploits militaires de son fils aîné Jean du Buc de L’Etang à la Martinique, à la Guadeloupe, et à Saint Christophe. Il rappelle également ses blessures (à la jambe), et celles de son fils (joue et mâchoire), en rappelant qu’ils ont failli perdre la vie plusieurs fois en servant Sa Majesté le Roi de France. Archives  Nationales à Paris.Cote F°5-146 C8A16. F° 5-146 à 147 (4 pages) :

Martinique.         

                                                                   Le S. du Bucq              25. 9bre.1706.

                           Monseigneur,

   Permetté moy de Représenter à vostre Grandeur que je sers Le Roy depuis cinquante et deux ans aux approbations de mes commandants, que j’ay reçüe deux Blessures à son service, très dangereuses, que sans mes soings et mes assidhuités pour l’établissement de la Capestere ou jabitte depuis quarantes cinq ans elle ne serait pas en l’état quelle est ayant eu les Sauvages à combattre pendant plus de quinze ans, que le commerce du cacao n’a esté estably que par moy qui en est donné La Connaissance aux habitans et détaché mes nègres pour leur en montrer la Culture, que j’ay mon fils aÿné qui est en qualité d’Office de milice depuis vingt 2 ans auquel Monsieur de Machault  a donné le commandement de cent grenadiers que l’on achoisy sur toutes les milices de l’isle laquelle compagnie Il a dressé au maniement des armes et aux ... demanière qu’il n’ya aucune différence aux Troupes Réglées. Il a esté blessé à la deffaite des anglais à St Pierre d’un coup de fusil par le visage qui lui a arraché sept dans et cassé la machoire  inférieure dont il souffre acutellement ; Il cest aussy distingué à la déffence de la Guadeloupe et à St Christophe sous Monsieur de Chanagnac ; et tout ce que j’ay d’enfant et lui aussi les destinons à servir le Roi n’ayant d’autre but ny dautre celle que son service ce qui me fait espérer que vostre Grandeur me fera la grasce de me dispenser de la taxe que l’on me demande en vertu des Lettres de Noblesse qui mon esté accordée lequel me traistera plus favorablement que ceux qui ne les ont eu que par argent.

D’autant plus que ce na Esté qu’en considération de mes services que je les ay demandés, sy jay donné de l’argent comme ceux qui n’avait aucuns service Sa esté dans l’esperance que l’on me traitrait plus avantageusement dans les aucasions et mesme vostre grandeur me le promet dans les dites lettres puisquil sexplique dans ces termes,

Sans que pour raison du présent anoblissement le dit dubucq ny sa postérité soit tenus de nous payer à nous ny à nos sucesseurs Rois, aucune finances ny indemnité dont esquel somme quelle puisse monter, nous leurs en avons fait et faisons don, par ces présentes,

Je nay pas moings bien forcer le Roy que Messieurs Cornette, Giraux, Guillou, Buisson et Collard, qui ont esté anobly sans avoir donné un sel, et je ne suis pas moings en estat quoy qu’aagé de septantes ans de servir aussy bien le Roy dans les occasions ainsy que le peut justifier Messieurs de Machault et de Vaucresson qu’aucun habitans delamérique, tous mes enfants cepique de bien servir et en sont jaloux, je ne le suis pas moings des marques de vostre grandeur la grasce de reconnaistre mes services par des marques qui puisse par estre aux yeux du public qui sont tesmoings de mon zelle et de la tache aux laquelle jay servy, elle me procurera par cette grace les moyens de finir mes jours aux consentement et de pouvoir durer plus lonftemps au monde ou je ne cesesay de prier dieu pour la prospérité de vostre grandeur à laquelle je suis avec un très profond respecq,

               Monseigneur

                                                  De vostre grandeur

                                                  Le très humble et très obeissant serviteur dubucq

A la martinique

Le 25 novembre 1706                                                     C’est le 1er du Bucq

                                                                                     establi à la Martinique

Nota Bene : la Capesterre (équivalent d’une agglomération ou d’un immense quartier) comportait six communes : « Le Lorrain, Le Marigot, Sainte-Marie, Le Robert, Le Gros-Morne et La Trinité. ». Cette lettre de Pierre du Buc est classée dans la correspondance de Mr de Machault, Gouverneur Général de la Martinique.

Le village du Marigot à la Martinique. Les premières plantations de cacao aux Antilles eurent lieu chez Monsieur du Buc au Marigot. Le Marigot, faisant partie de la compagnie de Mr de Verpré, en 1678, en le quartier de la Capesterre, un inventaire nous renseigne : « Pierre du Bucq, estage, quantité des terres largeur et hauteur par pas égal à 3 pieds ½ chacun : 100 pas de large et 500 pas de haut. Ses voisins sont Robert PELIN et Thomas CHEVALIER. Extrémité de sa propriété les révérends jacobins et Messire Gaston BUSSIRE. Quantités de terres plantées en vivres 150 pas, pas de savane, restant à défricher 350 pas, pas d’estimation, terre voisine non concédées en étage à l’abandon mais destiné à produire de l’indigo ».

Rapport favorable de Monseigneur le duc de Choiseul, Ministre, adressé au Roi Louis XV, concernant  la demande des Lettres Patentes d’Exception de Révocation de Noblesse et donc de Confirmation de Noblesse pour la famille Du Buc de Martinique en 1769. Archines Nationales de France CARAN ANOM Cote E143 Famille Du Buc. Le Ministre rappelle que la culture du cacao a bien été apporté à la colonie par Pierre du Buc : Selon les écrits de 1750, le duc de Choiseul (Ministre de Louis XV) : « Pierre du Buc ne s’est pas seulement distingué dans les services militaires : il a etably la première sucrerie au vent de l’isle, fait l’ouverture des principaux chemins qui conduisent au fort Royal et au fort St Pierre, et Procuré une nouvelle source de richesse à la colonie en luy apprenant la culture du cacao dont elle n’avait aucune connaissance… » .

La cueillette du cacao à la propriété « Habitation Saint-Charles » de la Guadeloupe.

L’habitation de Pierre du Buc devait ressembler à celle-ci à la Caravelle. (Il s’agit ici de l’Habitation Clément au François à la Martinique). Son installation martiniquaise à la Capesterre et à Trinité qu’il a fondée, ainsi que  la construction de son habitation à La Caravelle eurent lieu 1661.

Les Du Buc, depuis l’installation de Pierre du Buc en 1661 à la Capesterre, ont été Planteurs et Maîtres d’Habitation tout autour de Trinité et sur la Presqu’île de La Caravelle à la Martinique pendant trois siècles. « Ici tout est Dubuc !» s’était écrié François Louis de Salignac, marquis de Fénelon (1722-1764) gouverneur de la Martinique, rentrant d’une inspection au quartier de La Trinité en 1764 (il fut Gouverneur de janvier 1763 à avril 1764).

Le colon et soldat Pierre du Buc fonda le bourg de La Trinité à la Martinique.

Documents officiels martiniquais sur la famille Du Buc en 1671 et 1680, selon procès verbal royal du 12 octobre 1670 signé à Chambord : présence de Pierre du Buc et de sa descendance au Marigot et à La Caravelle et présence des De Cacqueray qui ont contracté mariage avec les Du Buc à Vatierville en Normandie. « Personnes et Familles à la Martinique au XVIIème siècle », d’après recensements et terriers nominatifs, Jacques Petitjean-Roget et Eugène Bruneau-Latouche, Sté d’Histoire de La Martinique, 1983, Fort-de-France, Livre en 2 tomes (tome I Documents, et tome II Dictionnaire), Imp Pierron.

Détails de la première page de la Compagnie de Mr de Verpré en 1671 (pages 102-103)

Détails sur la compagnie de Mr de La Garenne copié par les auteurs (pages 104-105)

Les terres de pierres du Buc rapportent annuellement 40.000 livres par estimation, ce qui constitue un des plus gros revenu de la Capesterre située au Nord de la Martinique.

Cartes Postales et Photographies

-Le moulin à sucre

-Un esclave apportant un rafraichissement à ses maîtres.

-Lithographie du XIXème siècle : les esclaves cultivant la canne à sucre aux Antilles (Martinique, Guadeloupe).

-Photo prise en 1930 par Henriette Célarié. Collection Du Buc.

-Binage de la canne à sucre à la Guadeloupe.

-Transport de la canne à sucre par bateaux « les chalands » vers les moulins pour le broyage.

-Transport de la canne par les bœufs.

-L’arrivée au moulin.

-Le broyage de la canne à sucre dans une usine d’une habitation coloniale à la Guadeloupe.

-Le contremaître et ses ouvriers.

-Type de sucrerie coloniale et habitation.

-Transport de la canne par le chemin de fer.

-Groupe de travailleurs.

-Un village de travailleurs.

-Case de travailleurs agricoles ou d’ouvriers.

-Une case de la campagne martiniquaise.

-Maisonnette (dite « case ») de travailleurs agricoles dans les plantations à la Martinique. Photo prise en 1930 par Henriette Célarié. Collection Du Buc.

-Transport d’une case de cultivateur aux Antilles.

-Récolte du manioc.

-Récolte des ananas.

-Photo prise en 1930 par Henriette Célarié. Collection Du Buc.

-Transport de la canne à sucre.

-Coupe d’un régime de bananes.

Quand le Père Labat fait un éloge à la famille Du Buc à travers son livre, notamment à Jean du Buc de L’Etang et à son père Pierre du Buc : « Voyage aux Isles », chronique aventureuse des Caraïbes 1693-1705, par le Père Jean-Baptiste Labat (né en 1663, mort en 1738), édition allégée établie et présentée par Michel Le Bris, éditions Phébus, Paris, 1993, d’après l’édition originale de 1732 reproduite d’après le manuscrit écrit en 1718 et publié la première fois en 1720 en 8 volumes. Cet extrait est donc tiré de l’édition de 1732 avec approbation de l’auteur le Révérant Père Jean-Baptiste Labat, 6 années avant sa mort le 6 janvier 1738. Portrait de Jean du Buc de L’Etang (collection famille Du Buc).

Rajout d’informations historiques voulu par la famille Du Buc et d’autres familles de colons, suite à la première édition qui eut un grand succès : « Voyage aux Isles de l’Amérique, Antilles, 1693-1705 », par le Père Jean-Baptiste Labat (né en 1663, mort en 1738), édition allégée établie et présentée par Daniel Radford dans Mémoire Vive, éditions Seghers, Paris, 1979, d’après l’édition originale de 1842. Cet extrait est donc tiré de l’édition de 1842, 104 années après la mort de l’auteur le Révérant Père Jean-Baptiste Labat (décédé le 6 janvier 1738). Des compléments d’informations historiques sont présents sur les familles des colons. Portrait de Pierre du Buc (collection famille Du Buc).

Cette gravure hollandaise représente l’attaque de la Martinique en 1674. Cette immense armada hollandaise de 37 vaisseaux et de 6 brulots fut vaincue par les colons français et leurs esclaves tous soudés contre l’envahisseur. Louis XIV fut très fiers de ses sujets martiniquais. Mais le rhum y fut pour beaucoup.

Concernant les services militaires de Pierre du Buc, voici ce que dit le Ministre Choiseul dans son rapport adressé au Roi Louis XV, concernant  la demande des Lettres Patentes d’Exception de Révocation de Noblesse et donc de Confirmation de Noblesse pour la famille Du Buc de Martinique en 1769 (Archines Nationales de France CARAN ANOM Cote E143 Famille Du Buc) …

Concernant les services militaires de Pierre du Buc, voici ce que dit Louis XV dans les Lettres de confirmation de Lettres de Noblesse signées en novembre 1769 pour les Du Buc de Martinique, et enregistrées le 23 janvier 1770 au Parlement de Paris (Archines Nationales de France CARAN ANOM Cote E143 Famille Du Buc) …

Les nouvelles Armoiries de Pierre du Buc en 1701, d’après copie de Mr D’Hozier de Sérigny en 1777.

Blasons des Du Buc

Lettres de Confirmation de Lettres de Noblesse en faveur des descendants de Pierre du Buc (OLIM du Bucq/Dubucq ; ALIAS du Buc-Richard ; famille d’origine normande installée près d’Evreux depuis 1190 et à la Martinique près de La Trinité -Presqu’île de La Caravelle- depuis 1657 par le biais de ce Pierre du Buc, suite à un duel où il tua son cousin le chevalier de Biencourt). Lettres Patentes données et signées au château de Versailles par Sa Majesté Louis XV en novembre 1769, enregistrées au Parlement de Paris le 23 janvier 1770 sur ordre du Chancelier De Maupéou, classées dans les Ordonnances de Louis XV du 28 novembre 1769 au 30 janvier 1770. Page 232-233-234-235. Cote X1A 8790 f°232. Archives Nationales (CARAN) à Paris. L’acte original, recopié par Ysabeau, est signé par Louis XV, le duc de Praslin, le chancelier de Maupéou, et scellé du grand sceau de cire de verte. Copie pour le mémoire de Mr Y.B. du BUC de MANNETOT, membre de la dite famille, qui transmettra à son cousin Patrice, comte du Buc de Saint Olympe, Chef de Nom et d’Armes de la Maison normande Du Buc, demeurant Sérignan, et à son oncle le comte Christian du Buc et aux fils de celui-ci (Frédéric, Sébastien, et Yvrick), demeurant à Evreux. Paris, le 28 juin 2011.

Lettres Patentes de Louis XVI, accordées le 31 mai 1782, autorisant les Du Buc de Martinique à porter le blason de la branche cadette des Du Buc de Normandie, et reconnaissant les Du Buc de Martinique comme issus de la famille de Normandie, après avis favorable de Bernard Chérin (père). ANOM et Caninet des Titres BNF Cote E143 dossier personnel 241-148 A/FR CAOM06 COLE 241148A. En deux exemplaires : un duplicata original signé du roi, une copie destinée à l’Administration de la Justice. (Après accord familial passé en Normandie et par accord notarié passé à Mantes-La-Jolie, et consentement royal délivré à Versailles par décision royale définitive, Louis XVI accorde des Lettres Patentes signées de sa main le 31 mai 1782. Le roi Louis XVI, devant les preuves apportées, reconnaît définitivement que la branche Du Buc des Antilles est bien issue de la branche Du Buc de Normandie. Par conséquent, les Du Buc peuvent porter leurs armes « d’argent à la bande d’azur » qui a toujours été le blason de la branche cadette Du Buc, alias Du Buc-Richard, de Normandie, les aînés blasonnant « d’or à la bande d’azur »).

Lettres de Noblesse accordées en mai 1701 à Pierre du Buc. Pages 1. Dossier Du Buc – Du Bucq (Normandie-Martinique). Titres et Preuves de Noblesse. Nouveau D’Hozier.  Dossier n°74. Sous-dossiers 1393 et 1395. MF29497. Cabinet des Titres BNF Site Richelieu Paris

Reconnaissance en 1701 de l’ancienne noblesse de Pierre du Buc par le roi Louis XIV dans ses Lettres Patentes d’Anoblissement accordées à Pierre du Buc, sieur du Marigot et de La Caravelle à la Martinique.

Lettres de Noblesse de Pierre du Buc, sieur de La Caravelle et du Marigot à la Martinique, accordées en mai 1701. Ces nouvelles Lettres et ces nouvelles Armoiries couleur locale : « d’azur, à un sauvage d’or, au chef cousu de gueules, chargé  de trois dards d’argent,  mis en fasce » ont été  enregistrées le  21 juillet 1701 par le Parlement de Paris et le 23 août 1701 par la Chambre des Comptes de Paris, puis le 29 août 1701 par la Cour des Aides de Paris, enfin le 6 mars 1702 par le Conseil Souverain de la Martinique. Ces Lettres de Noblesse parlent de 44 ans de services aux îles, rendus par « Pierre du Bucq ». Car de 1657 (départ précipité de Dieppe suite au duel) à 1701 (obtention des Lettres de Noblesse), on compte bien 44 années et acte au Cabinet des Titres BNF (Bibliothèque Nationale de France, Site Richelieu) Nouveau D’Hozier Dossier Du Buc-Du Bucq n°74, Sous-dossiers 1393 et 1395. MF29497.

Archives  Nationales (CARAN). Hôtel de Soubise, Le Haut Marais. Paris. Archives des Colonies.Croix de l’Ordre Royal et Militaire de Saint Louis pour Pierre du Buc. Colonies. Correspondance Générale. M. de Machault, Gouverneur Général. M. de Vaucreson, Intendant. 1706-1708 : la Croix St Louis est accordé à Pierre du Buc d’après une lettre du 10-11-1706 (Arc Nat F°134-135 C8A16) du Sieur Mithon Jérôme Phélypeaux, comte de Pontchartrain Secrétaire d’Etat à la Marine et des Colonies. Le sieur Mithon, qui s’adresse au ministre rappelle que « l’on nous a assuré que vous aviez gratiffié le Sr Dubuc de la Croix de S. Louis pour les bons services… », et « en considération de ses services et de ceux de son père ». (Arc Nat Cote F°134-135 C8A16)

Le Roi et L’Etat reconnaissent les valeurs militaires de Pierre du Buc, rentré au Régiment dès l’âge de 14 ans, mais aussi celles de son père Jean-François du Buc, soldat du Roi et de Richelieu, engagé pour la conquête de l’Asie à Sumatra et Java avec Mr de Beaulieu (1619-1622) et des Iles de l’Amérique avec Mr Belain d’Esnambuc (1623-1635).

Archives  Nationales (CARAN). Hôtel de Soubise, Le Haut Marais. Paris. Archives des Colonies. Suppression des taxes de noblesse pour les Du Buc. Colonies. Correspondance Générale. M. de Machault, Gouverneur Général. M. de Vaucreson, Intendant. 1706-1708. Le 8 décembre 1706, Mr de Machault demande au Ministre la supression des taxes de noblesse dues par les Du Buc (Arc Nat F°145-147 C8A16)

Biographie du colonel Pierre du Buc de La Caravelle, dit le Brave par notre cousine Mme Anne-Marie Martin du Theil en 1932 dans : « Silhouettes et Documents du XVIIIème s, ou l’histoire d’une Sultane Française » , Périgueux, Imprimerie Commerciale et Administrative, 1 bis rue Victor Hugo. Un volume, avec gravures, couronné par l’Académie Française, publié à 200 exemplaires sur papiers bouffant MAC des papeteries Prioux, foliotés de 1 à 200. Ce livre a reçu en 1933 une médaille de bronze de la Société d’Encouragement au Bien, déclarée d’utilité publique. Ce livre a été également l’objet d’une récompense plus flatteuse encore et a reçu un prix de l’Académie Française. En 1935, lors du Tricentenaire des Antilles, ce livre a fait l’objet de conférence à Limoges le 3 mai 1935 par Mme Martin du Theil, le 22 mai 1935 par le Docteur Dufougeré sous la présidence de Mr Henry Lémery, sénateur de la Martinique.  Collection Famille Du Buc.

Couverture du livre. Page 138 extraite du livre « la belle Nak-chidil ou Aimée du Buc de Rivery publié en 1937.

Une Créole de Saint-Pierre de la Martinique

Il est écrit sur cette carte : « Saint-Pierre (Martinique)-Types de Nègres » (propos racistes de l’époque).

                                                                                                 Fin

                                                                          Y.B. du Buc de Mannetot.

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