Jean du Buc de L'Etang, IXème du nom, dit "Dubuc L'Etang", chef du Gaoulé

Documents historiques

Généalogie : généalogie sur Mr du Buc de L’Etang par le Juge d’Armes de France dressée et signé à Paris le 21 septembre 1777 par Antoine Marie d’Hozier-de Sérigny, chevalier, Juge d’Armes de la Noblesse de France, Bib. Nat. de France Site Richelieu, Cabinet des Titres 235-274, Manuscrits Français 32060-32099 « du Buc de Marcussy, Isle Martinique, Normandie 177 T-28 preuve 53 ». Cote fr. 32087 MF 21115 Dossier 53.

Lithographie du Révérant Père Jean-Baptiste Labat est né à Paris en 1663, et mort à Paris le 06 janvier 1738 à l’âge de 75 ans.

 

Une lettre de son père : Lettre de Pierre du Buc datée du 25 novembre 1706 adressée à Sa Grandeur Monseigneur Jérôme PHELYPEAUX, comte de PONTCHARTRAIN,  Ministre de la Marine et des Colonies (Secrétariat d’Etat). Il fait état de ses services militaires depuis 1654 (donc à l’âge de 14 ans comme la famille Du Buc a toujours écrit) en France, de son installation martiniquaise à la Capesterre et à Trinité qu’il a fondé, et de la construction de son habitation depuis 1661 à la Caravelle, de son travail agricole pour la plantation, la production, et le commerce du cacao en tant que premier cultivateur de cacaoyers et exportateur de cacao dans le monde, et du fait qu’il a « détaché » ses nègres pour leur montrer la culture de cette nouvelle plante, et demande la suspension des taxes qui lui sont demandées au titre de son nouvel anoblissement de 1701 par Louis XIV. Il rappelle aussi les qualités et exploits militaires de son fils aîné Jean du Buc de L’Etang à la Martinique, à la Guadeloupe, et à Saint Christophe. Il rappelle également ses blessures (à la jambe), et celles de son fils (joue et mâchoire), en rappelant qu’ils ont failli perdre la vie plusieurs fois en servant Sa Majesté le Roi de France. Archives  Nationales à Paris. Cote F°5-146 C8A16. F° 5-146 à 147 (4 pages) : « …que j’ay mon fils aÿné qui est en qualité d’Office de milice depuis vingt 2 ans auquel Monsieur de Machault  a donné le commandement de cent grenadiers que l’on achoisy sur toutes les milices de l’isle laquelle compagnie Il a dressé au maniement des armes et aux ... demanière qu’il n’ya aucune différence aux Troupes Réglées. Il a esté blessé à la deffaite des anglais à St Pierre d’un coup de fusil par le visage qui lui a arraché sept dans et cassé la machoire  inférieure dont il souffre acutellement ; Il cest aussy distingué à la déffence de la Guadeloupe et à St Christophe sous Monsieur de Chavagnac ; et tout ce que j’ay d’enfant et lui aussi les destinons à servir le Roi n’ayant d’autre but ny dautre celle que son service… »

Sur Jean du Buc, l’historien Paul Butel, auteur de « l’Histoire des Antilles Françaises XVIIe-XXe siècle (éditons Perrin 2002 Paris), raconte ceci à la page 128 à propos des milices: « Celles-ci étaient dominées par les grands notables, un François-Samuel Levassor de La Touche, au Lamentin, un Laguarigue de Survilliers dans la Capesterre, secondé par un Jean Dubuc. Les dynasties savaient placer les leurs dans les rangs des officiers, les plus jeunes débutant comme enseignes, les plus âgés devenant colonels. Jean Dubuc s’était distingué pendant les guerres de la fin du règne de Louis XIV en allant jusqu’à proposer d’attaquer des îles ennemies comme Antigua et en menant victorieusement ses miliciens contre ces colonies ».

Lettre de Jean du Buc de L’Etang : dans sa lettre du 16-12-1714 adressée au Ministre de la Marine, Jean du Buc L'Etang (lui-même) fait un compte rendu de ses états de service, et demande la lieutenance générale des troupes de la Capesterre au lieu et place de son père qui s’en va en retraite. Archives Nationales Paris Le Haut-Marais F°186 à 187 - C8A20.

Le 12 mars 1726, la noblesse Jean du Buc de L’Etang est menacée par certains membres du Conseil Souverain de la Martinique, ennemis et adversaires politiques de la famille Du Buc. Dossier E 143 Arch. Nat. ANOM. Outre Mer : La Révocation des Lettres de Noblesse n’ayant pas touchée les Iles Antillaises, il est marqué que la noblesse a été accordée à Pierre du Buc en raison de ses services militaires plus que par financement. Jean du Buc de L’Etang garde sa noblesse, mais il est préférable de faire faire une Maintenue sous forme de Lettres Patentes du Roi, ce qui sera fait en 1769 grâce au Duc de Choiseul.

Photographie : le 17 mai 1717, le Gouverneur et L’Intendant de la Martinique furent arrêtés sur l’Habitation Bourgeot, actuellement O’Mullane, près du Diamant, puis emmenés sur l’Habitation L’Anse La Touche au Nord de l’île, et enfin embarqués de force pour la France par les révoltés menés par Jean du Buc de L’Etang.

Document : extrait sur Jean du Buc de L’Etang dans « L’Art de Vérifier les Dates » par Mr le marquis de Fortia, membre de l’Institut (Académie et Belles-Lettres), tome XVIème, Paris, 1857. Cet extrait concerne l’affaire du Gaoulé dont le chef des insurgés était Jean du Buc de L’Etang. De nombreux colons martiniquais mécontents du Gouverneur en place avaient forcé celui-ci à repartir pour la France lors de la révolte dite « du Gaoulé » du 17 mai 1717.

Document : Jean du Buc de L’Etang décrit en 1857 par Mr le marquis de Fortia, membre de l’Institut (Académie et Belles-Lettres).

Document : Lettre de Grâce en 1718, Mr de Feuquières, Gouverneur, par décision du Conseil Souverain de la Martinique, signe l’arrêt des poursuites contre Du Buc le 5 octobre 1718. Archives Nationales. Jean du Buc de L’Etang reçut des Lettres de Grâce par le Régent datées du 22 octobre 1718, envoyées depuis Paris en mars 1719 et reçu par Du Buc en mai 1719 par le biais du navire « Le Triton ».

Document : les Antilles Françaises, particulièrement la Guadeloupe depuis… par le baron Eugène Edouard Boyer de Peyreleau.

Cartes Postales anciennes : Fort-de-France : fort, port, marine, militaires...

Documents : prises militaires faites par Jean du Buc L'Etang dans les eaux de la Guadeloupe : Colonies. Correspondance Générale. M. le marquis de Feuquières, Gouverneur Général. M. Bénard, Intendant. 1723 : éloges sur Jean du Buc de L’Etang par Mr Bénard, Intendant de la Martinique, dans une lettre envoyée le 24 janvier 1723 au à Charles Fleuriau d’Armenonville, comte de Morville, Secrétaire d’Etat à la Marine. Archives  Nationales (CARAN). Hôtel de Soubise, Le Haut Marais. Paris. Archives des Colonies. Arch Nat  F°145 C8A31.

Document Fort-de-France : la cité (ci-dessus en 1890) fut construite à partir de 1669 par le gouverneur De Baas.  En 1674, « ce fort consistait en deux rangées de palissades édifiées sur une éminence rocheuse qui s’avance dans la mer et forme à droite une baie profonde, bien abritée des vents, que l’on appelait « Cul-de-Sac Royal » ou Carénage. A gauche s’étendait une plaine sur laquelle devait s’élever plus tard Fort-Royal, aujourd’hui Fort-de-France. Une grande partie de la ville fut détruite en 1727 par un tremblement de terre, et endommagée par le cyclone de 1747, le coup de vent de 1765, le terrible ouragan de 1766, et les cyclones de 1780 et 1788. 

Fort-Royal défendu par sa forteresse (Bibl. Nat)

 

Document : ses services militaires selon le rapport familial de 1750 écrit par Félix André du Buc en vue d’obtenir par Louis XV des Lettres de Maintenue. Hélas, le Roi en 1750 refuse catégoriquement. Il ne veut pas confirmer la noblesse des Du Buc des îles d’Amérique (il écrit « néant »), mais il  changera d’avis en 1769 date à laquelle il accepte grâce aux bons soins de Mr de Choiseul.         

Document : lettre de Balthazard du Buc de Bellefonds du 16 septembre 1710 : Il se plaint des violences et des vexations diverses subies par son frère Du Buc de L’Etang et par plusieurs autres membres de sa famille et demande la protection du Ministre.  CARAN Arch. Nat. C8A 17 F° 426   211MIOM/24. (Il semble que Jacques Petitjean-Roget ait marqué au crayon à papier à la fin Baudouin, mais il se trompe).

Document : Jean du Buc de L’Etang, le premier abolitionniste ? Mémoire du 9 novembre 1727 de Jean du Buc de L’Etang, lieutenant-colonel de milice, pour prouver l’avantage de la colonie dans l’affranchissement des esclaves et les inconvénients qui résulteraient de les priver de l’espérance de la liberté. ANOM Arch. Nat. Col C8B 9 n° 56  C/8B/9.Documents de l’administration de François de Pas de Mazencourt, marquis de Feuquières, Gouverneur Général des Iles du Vent de 1717 à 1727. Ce texte fera réfléchir les historiens…et les hommes politiques…

Document : biographie du lieutenant-colonel et chef du Gaoulé Jean du Buc de L’Etang par notre cousine Mme Anne-Marie Martin du Theil en 1932 dans : « Silhouettes et Documents du XVIIIème s, ou l’histoire d’une Sultane Française » , Périgueux, Imprimerie Commerciale et Administrative, 1 bis rue Victor Hugo. Un volume, avec gravures, couronné par l’Académie Française, publié à 200 exemplaires sur papiers bouffant MAC des papeteries Prioux, foliotés de 1 à 200. Ce livre a reçu en 1933 une médaille de bronze de la Société d’Encouragement au Bien, déclarée d’utilité publique. Ce livre a été également l’objet d’une récompense plus flatteuse encore et a reçu un prix de l’Académie Française. En 1935, lors du Tricentenaire des Antilles, ce livre a fait l’objet de conférence à Limoges le 3 mai 1935 par Mme Martin du Theil, le 22 mai 1935 par le Docteur Dufougeré sous la présidence de Mr Henry Lémery, sénateur de la Martinique.  Collection Famille Du Buc.

                                                                                          Fin

                                                                            Y.B. du Buc de Mannetot

 

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